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Bonjour à tous et toutes !

Je retrouve mon stylo et mon clavier pour poursuivre ma chronique sur la grossesse et la naissance respectée.
J’entame mon cinquième mois de grossesse : les tracas du début me semblent déjà un mauvais souvenir et j’applique ce principe de base entendu de la bouche d’une doula* : j’essaie d’être heureuse. C’est bon pour moi, mon bébé, mon entourage et mes hormones !
Pas de problèmes médicaux à l’horizon, je n’ai qu’à vivre cette grossesse le plus sereinement possible en m’écoutant : quand je suis fatiguée : je me couche, quand j’ai faim : je mange (en évitant le gras et le sucre) et quand j’ai la forme : j’en profite.

Aujourd’hui, j’ai envie de partager mon enthousiasme autour du suivi de grossesse par une sage-femme.
Loin de moi le sentiment de me sentir malade ou inquiète par les injonctions et les examens médicaux, je me sens enceinte, heureuse de l’être en toute simplicité, responsable et centrale dans cette grossesse et voici pourquoi :

            Pour le moment, la fréquence des visites chez la sage-femme est d’une fois par mois (ni plus ni moins que chez le gynécologue).
J’arrive dans une pièce chaleureuse qui ne ressemble pas à un cabinet médical : fauteuils, coussins et nous nous asseyons face à face sans être séparées par un bureau ou un ordinateur qui instaureraient entre nous une distance, une hiérarchie.
Je n’attends que rarement plus d’un quart d’heure et à partir du sixième mois, c’est elle qui se déplacera chez moi.
L’entretien dure autour d’une heure durant laquelle la sage-femme me pose de nombreuses questions sur mes antécédents médicaux, mes grossesses précédentes, ma vie actuelle, ma famille et la place du père dans les soins et l’éducation des enfants. Elle me propose des solutions douces pour soulager mes nausées et me rappelle plus tard pour me donner des précisions sur le traitement.
Tout a son importance : la façon dont ma mère a accouché de moi, mes sentiments par rapport aux accouchements précédents, mes inquiétudes actuelles.
Nous évoquons peu l’accouchement futur car je n’en  ressens, pour le moment, pas le besoin.

            La sage-femme réponds à mes besoins et mes préoccupations présents.
           


            Sur le plus médical, elle ne pratique pas de toucher vaginal (ce que j’apprécie beaucoup). Il y a un examen d’urine dont le résultat est immédiat et qui a pour but de déceler une glycémie trop élevée ou une infection.
Elle écoute le cœur du bébé avec un petit micro et prend ma tension. Enfin, je me pèse.
Il n’y a pas d’échographie de confort (qui consiste à voir le bébé chaque mois mais sans avoir la compétence et les objectifs d’un échographe) et la sage-femme me fait confiance quant à la date de fécondation. Elle ne m’impose pas de confirmer ce que j’avance : le premier trimestre est un moment d’observation, nous attendons que cette grossesse s’installe.
            Cette consultation coûte 15€ et elle est remboursée par la sécurité sociale.

            Quant aux examens obligatoires, la sage-femme m’explique exactement leur contenu, leur portée, leur utilité et leurs conséquences. Elle me laisse le choix de les accepter ou pas.
            Pour cela, il faut savoir qu’aucun examens de grossesse n’est obligatoire. Certains permettent d’accéder aux prestations familiales et aux remboursement de la Sécurité Sociale.
D’autres sont purement facultatifs et les médecins ont tendance à les prescrire sans explication.

            Encore une fois, il est important de s’interroger sur ce que peuvent apporter ces examens

             Prenons l’exemple du Tri-test que l’on propose autour de la douzième semaine de grossesse.
Par deux fois, ce test ma été imposé sans aucune explication : pour mon premier bébé, j’ai appris que « c’était bon, je n’étais pas dans la population à risque » (à risque de quoi ?).
Pour le deuxième enfant, j’ai carrément oublié de faire la prise de sang et l’obstétricien était très ennuyé. Il m’a alors expliqué après coup en quoi consistait ce test : il s’agit d’évaluer le risque potentiel de porter un enfant trisomique ou mal formé.
A l’issu de la prise de sang, la femme se fait attribuer un pourcentage de risque. Si le pourcentage est élevé, la future maman se voit proposer une amniocentèse qui présente un risque pour le fœtus et peut provoquer une fausse couche.

            Donc, cette fois, c’est moi qui choisit entre :

  1. subir le test, envisager la probabilité de l’amniocentèse, sachant que je peux supprimer un bébé sain.
  2. Ne pas subir le test, éviter l’amniocentèse et prendre le risque de porter un enfant handicapé. J’évite également de me voir catégoriser dans la population à risque alors que tout va bien.

Il ne faut pas oublier que les échographies ont, entre autre, l’objectif de déceler les malformations et sont plus fiables (mais pas à 100%).

            Le choix est difficile mais c’est nous qui le faisons en fonction de nos convictions et de nos propres limites.

            D’un côté, il me semble juste de remettre à sa place la médecine : ce test n’est pas sans conséquences : fausse couche mais il y a également une dimension psychologique. Il place d’emblée la femme sur le terrain de la pathologie, considérant le verre à moitié vide, on part du principe qu’il y a risque et qu’il faut écarter cette éventualité. C’est ce que l’on appelle l’effet nocebo : le contexte médical suscite de l’angoisse et de l’inquiétude.
Nous sommes en droit de nous sentir rassurées et informées quand nous sortons d’une consultation prénatale alors que, bien souvent, les femmes sont mises face à un nouveau risque à chaque consultation. Les tests et examens sont censés rassurer face à ces risques, mais leur validité n’est pas absolue et ils ne dispensent pas de prise en charge humaine.

            D’un autre côté, ces  tests nous engagent à réfléchir sur nos capacités à affronter ou à accueillir le handicap, la maladie voire la mort. Certains feront le choix de porter un enfant coûte que coûte même quand ils savent qu’il n’est pas viable.
D’autres ne peuvent supporter l’idée de devoir affronter cette épreuve et préfèrent se protéger.
En nous proposant de choisir, on nous donne l’occasion de nous poser ces questions graves et douloureuses. Et ce n’est pas parce que ces questions sont pénibles qu’il faut déléguer à d’autres la possibilité de les régler.

    Attention toutefois aux manipulations. Les gynécologues, par leur silence, m’ont manipulé. Des femmes ayant refusé certains examens en s’exclamant qu’il faut accueillir la vie quoi qu’il en coûte ont tenté de me manipuler aussi en me culpabilisant.
           
Grâce à la sage-femme, j’ai reçu une information neutre et objective me présentant les avantages et les inconvénients d’une pratique médicale. Nous nous sentions assez informés pour prendre une décision qui, de toute façon présente un risque.
            Mais la vie en soit est une succession de prises de risques. Quoi que nous choisissions, nous n’y échappons pas. J’insiste : ne laissons pas à d’autres le pouvoir de prendre des décisions à nos places, surtout quand ces décisions concernent la manière d’accueillir la vie, mais appuyons-nous sur les connaissances récentes et les expériences pour faire des choix éclairés.

Je vous donne rendez-vous autour de la grossesse dans les prochaines semaines et attends vos réactions, expériences et réflexions.
(merci de mettre un titre à vos courriers)

Céline


 

fortyfamily@tele2.fr

 

*Une doula est une femme expérimentée en ce qui concerne la grossesse et la naissance et qui accompagne des femmes et des couples sur un plan non médical afin d’éclairer leur choix, de leur donner confiance et d’apporter des informations

 

 

 

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